INSTITUTION : Finances départementales : la prudence reste de mise
La réunion plénière de l’assemblée départementale de ce jeudi 11 juin était consacrée à l’adoption du compte financier unique 2025 à celle du budget supplémentaire 2026, qui vient compléter et ajuster les crédits inscrits au budget primitif voté en février dernier.
Une situation plus favorable en 2025
L’année 2025 s’est révélée plus favorable que prévu après deux année particulièrement difficiles sur le plan financier. Les efforts de gestion soutenus de la collectivité et des recettes en hausse expliquent cette embellie dans un contexte qui continue d’inciter à la prudence.
- Recettes de fonctionnement : en hausse de 4,7 % par rapport à 2024 (414,4 M€) :
- taxe spéciale sur les conventions d’assurances (+ 8,3 %, soit 54,8 M€)
- droits de mutations à titre onéreux (+17,3 %, soit 44,6 M€).
- Dépenses de fonctionnement fortement limitées à + 0,2 %, (soit 376,5 M€),
- ressources humaines, contenues à + 0,1 %
- À noter : la hausse de 1,5% des dépenses liées aux solidarités, en particulièrement à l’autonomie,
- La hausse de 1,5 %, soit 19,7 M€ consacrés au SDIS (+ ) dans le cadre des objectifs du Schéma départemental d’analyse et de couverture des risques.
Les investissements maintenus
Cette meilleure situation financière a permis de restaurer une partie des niveaux d’épargne du département tout en maintenant un effort d’investissement à hauteur de 58,9 millions d’euros :
- Soutien aux communes, aux associations et aux établissements sociaux et médico-sociaux.
- les subventions d’investissements aux communes et intercommunalités se sont élevées à 15,9 M€ (+ 6,1 % par rapport à 2024)
- rénovation des collèges Louis-Pergaud de Neung-sur-Beuvron et Joseph-Crocheton de Veuzain-sur-Loire,
- premiers travaux de la passerelle sur la Loire.
Au total en 2025, l’exécution de l’ensemble des budgets du département a généré un solde de 7,1 M€
Ce résultat permet au Loir-et-Cher de disposer d’une capacité de désendettement plus favorable que la moyenne des autres départements de la région. Le niveau d’épargne brute atteint 8,6 % et reste inférieur au seuil prudentiel de 9 %).
Budget supplémentaire pour 2026
Le budget supplémentaire pour l’exercice 2026 qui intègre le solde de l’exercice 2024 (10,5 millions d’euros) prend en compte également des premières modifications au budget primitif :
- Une hausse de 4 M€ (+ 1 % par rapport au budget primitif) des recettes de fonctionnement (portées par la TSCA, la TVA et les recettes du secteur social) ;
- Une hausse de 0,7 M€ (+ 4,4 %) des recettes d’investissement ;
- Une hausse de 6,9 M€ (+ 1,8 %) des dépenses de fonctionnement (dont 6,1 M€ au titre des solidarités, concernant principalement l’autonomie et le revenu de solidarité active) ;
- Une hausse de 929 600 € (+ 1,6 %) des dépenses d’investissement (dans le cadre de projets concernant les routes, les bâtiments et les solidarités).
Alors que l’effet ciseau qu’a connu le budget du département l’an passé s’est inversé, nous devons rester prudents. Notre situation, bien que meilleure, reste très fragile et encore au-dessous du seuil de prudentiel s’agissant de la capacité à dégager de l’épargne et autofinancer nos investissement »
Claire Foucher-Maupetit, rapporteur du budget.
Grâce à une réelle rigueur de gestion, le département de Loir-et-Cher continue d’investir de soutenir les communes et les associations. Il s’agit d’un engagement politique fort, que peu de départements sont en mesure de tenir face à un contexte national préoccupant et aux menaces de coupes budgétaires de la part de l’État.
Philippe Gouet, président du conseil départemental.